Comment se calcule l'indemnité minimale
L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement (article L1237-13). Elle vaut 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pendant les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà (article R1234-2).
Les années incomplètes comptent au prorata des mois complets. Pour 12 ans et 6 mois d'ancienneté et 2 500 € de salaire de référence : 2 500 × 1/4 × 10 + 2 500 × 1/3 × 2,5, soit 8 333,33 € brut.
Le salaire de référence
L'article R1234-4 retient le calcul le plus favorable au salarié. Soit la moyenne des 12 derniers mois, soit la moyenne des 3 derniers mois. Pour un salarié présent depuis moins d'un an, la moyenne porte sur tous les mois travaillés.
Les primes comptent. Dans le calcul sur 3 mois, une prime annuelle ou exceptionnelle versée sur la période n'est prise qu'au prorata : un treizième mois versé en décembre compte pour 3/12e.
Les délais à respecter
Après la signature, l'employeur et le salarié disposent de 15 jours calendaires pour se rétracter. La demande d'homologation part ensuite à l'administration, en ligne sur TéléRC dans la plupart des cas. Elle a 15 jours ouvrables pour répondre ; sans réponse, l'homologation est acquise.
Un délai qui se termine un samedi, un dimanche ou un jour férié est reporté au premier jour ouvrable suivant. Le contrat prend fin au plus tôt le lendemain de l'homologation.
Négocier au-dessus du minimum
Le montant calculé ici est un plancher. La rupture conventionnelle est une négociation : rien n'empêche de convenir d'une indemnité plus élevée, par exemple pour faciliter l'accord ou tenir compte du temps de recherche d'emploi.
